Musique Celte

Mouvement de la Musique Celtique

Il faut faire un parallèle entre les textes de chansons recueillies en Basse-Bretagne et les textes poétiques originaires des îles Britanniques.

Les premiers groupes de danses folkloriques fondés au début du XXè s. en Basse-Bretagne prendront le nom de "Cercles Celtiques".

C'est Alan STIVELL (Alan COCHEVELOU) qui a lancé ce mouvement musical. Et les Bagadoù ont suivi (ensembles calqués sur les "pipe bands" écossais). Et on est allé de plus en plus (à partir des années 60) vers un mariage étroit de la musique bretonne avec les musiques des pays originellement de langue gaélique (Ecosse, Irlande...)

Puis on a introduit des instruments modernes: guitare électrique, batterie, piano électrique, synthétiseur...

Tout cela a contribué grandement à l'ancrage dans l'inconscient collectif de l'existence d'une "Musique Celtique", liée aux Celtes historiques.                                                                 

L'ancien guitariste d'Alan STIVELL, Dan Ar Braz, a appuyé ce mouvement.

Instruments couramment employés dans ce genre de musique

- le binioù-bras, grande cornemuse des Highlands (Ecosse)

- le binioù-kozh, utilisé en Bretagne

- le fiddle et la flûte traversière provenant d'Irlande

- la harpe celtique irlandaise

- la Telenn, la harpe bretonne

- la bombarde et le hautbois                                                                           

- l'accordéon et le bandonéon

- le violon

- la contrebasse

- la viole celtique

- la guitare acoustique

- le bouzouki irlandais

- la caisse claire écossaise                                                                                                                                                                  

- le bodhran irlandais (grand tambourin)

- et bien d'autres instruments spécifiques...

Les chants

Quant aux chants,, il y en a de différentes sortes mais ils ont souvent une fonction rythmique pour mener la danse, avec bien souvent des ornementations vocales dénuées de sens:

- le chant sean-nos en Irlande

- le kan ha diskan en Bretagne

- le Puirt a beul (en) en Ecosse

- le Waulking song (en) dans les îles Hébrides

- et aussi bien d'autres genres de chant...

Les subtilités de l'interprétation montrent une extrême sophistication, des tendances polyrythmiques, des superpositions complexes (goût pour toutes les façons de mélanger ternaire et binaire, compliquant la base de départ);

La Musique Celtique s'est toujours subdivisée en trois catégories fondamentales: "celle qui endort, celle qui fait rire et celle qui fait pleurer ou même parfois mourir".

En ce qui concerne le Folklore Wallon

Celui-ci a presque tout oublié de ses origines celtiques. Comme dans tous les pays européens/celtes on a fait un amalgame de tout les genres de musique qui pourraient se rattacher à la Musique Celtique Traditionnelle.

C'est pour cela qu'il est grand temps, et surtout dans la région de Liège, de remettre la Musique Traditionnelle Celtique à sa place et de la faire connaître de mieux en mieux.

"BRIGANTIA BELGAE"

Le groupe de Musique Celtique BRIGANTIA BELGAE s'est mis à la tache afin de représenter notre belle province, la Boucle de l'Ourthe, l'Ourthe elle-même et l'Amblève...

Tous issus de nos régions, les musiciens Condruses, Sègnes et Aduatuques de ce groupe ont une formation de haut niveau suivie dans les Conservatoires Royaux de Bruxelles, de Liège et de Mons. Ils sont tous aussi professeurs.                                                                                                                 

Cette Musique Celtique est restée dans leurs gènes, elle vibre toujours en eux depuis très longtemps. C'est pour cela qu'ils se sont réunis et on fondé le groupe BRIGANTIA BELGAE.

Ils interprètent aussi bien des musiques de nos régions, de leur propre cru, qu'irlandaises, écossaises, bretonnes...qu'ils agrémentent d'explications, de contes et de légendes...

Qui est "Brigit"?

Brigitte (connue sous les noms de Brigit, Brigantia...) est, dans la religion celtique et la mythologie irlandaise, la fille de Dagda le Dieu Bon et l'une des Thuata Dé Dana. Elle était la femme de Bress, un Fomore, avec qui elle a un fils, Ruadan.

Dans le néopaganisme actuel, et par certains scientifiques français, elle est considérée comme une personnification de la Déesse Mère, à la fois la mère, l'épouse, la soeur et la fille des autres dieux. Son nom se trouve sous différentes graphies, et elle se manifesterait selon eux sous la forme d'innombrables avatars.

Dans les pays anglo-saxons, on semble plutôt considérer que les celtes avaient plus d'une déesse, et que cette notion de déesse unique aurait été influencée par le culte marial du Moyen Âge et renforcé par le livre de Marija Gimbutas, "le Langage de la déesse".

Brigitte l'indo-européenne est souvent comparée à la Minerve des Romains, avec qui elle partage un certain nombre de fonctions et dont on retrouve le nom dans beaucoup de sites celto-romains. Malheureusement aucune inscription dédiée à Brigantia Minerva n'est connue pour l'instant.

Elle est souvent présente dans les textes. Elle invente aussi une flûte magique qui permet d'aller où l'on veut en l'espace d'une nuit...

Elle est la déesse-mère, elle règne sur les arts, la guerre, la magie et la médecine. Elle est la patronne des druides, des bardes (poètes), de la fertilité, des vates (divination et médecine) et des forgerons. En effet elle est décrite comme une déesse triple: elle a deux soeurs qui s'appellent elles aussi Brigitte. Ce sont Brigitte la forgeronne et Brigitte la poétesse, elle-même étant guérisseuse.

Ses activités sont étroitement liées car le principe de l'inspiration (poésie) est conçu comme un "feu" de l'illumination.

Dans les textes mythologiques irlandais, Brigit est la fille de Dagda. Elle est aussi la mère, l'épouse et la soeur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht et Mac Oc, les dieux des Tuatha Dé Danann. Elle est associée à la fête d'Imbolc, la purification du 1er février, censée protéger les troupeaux et favoriser la fécondité.

L'hagiographie de Sainte Brigitte peut aussi donner des inrmations concernant la déesse. Les théonymes Brigit et Brigantia dérivent de l'ancien celtique (certains disent proto-celtique) "brigantija" ou "brigantis" dont le sens est "très haut", "très élevée".

L'origine est le mot "Briga" (hauteur, forterese) qui, utilisé comme préfixe, a donné de nombreux toponymes tant dans l'espace insulaire, qu'en Gaule et dans la péninsule ibérique. Il est aussi présent dans la composition du nom de certains peuples (Brigantes...).

Ces significations confirment le rôle primordial de cette déesse. Eb Gaule, son probable avatar Epona lui cvonfère un rôle psychopompe évident.

L'importance de son culte chez les Celtes a conduit les évangélisateurs chrétiens à lui substituer une sainte homonyme, Sainte Brigitte, aussi appelée Sainte Brigitte de Killdara ou, en Ecosse, la Vierge/la Marie des Gaels.